F***ing celery !

Hello tout le monde,

Suite à la parution d’un article sur notre entreprise dans le journal local « The Courrier » et comme on aperçoit désormais le bout du tunnel, on s’est dit qu’il était temps de mettre des photos de notre travail chez « Barker Boy Fresh ».

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Attention, témoignages et photos CHOCS !!!

lien vers les photos

Alors voilà, il faut savoir que dans notre boite, les nouvelles recrues et particulièrement celles qui restent peu de temps (nous quoi !), se ramassent souvent les tâches ingrates.

Donc voici la description de la journée type :

–          Arrivée sur place entre 6h30 et 7h selon les jours,

–          Hop on s’équipe, gants, charlotte, magnifiques manches en plastique, bottes et tablier où comment ressembler à un pêcheur breton (ou boulonnais :D),

–          Là c’est le drame, la plupart du temps c’est directo céleri, c’est-à-dire mains dans un bac d’eau glacée, parfait pour se réveiller en douceur. Les quantités à couper sont souvent énormes, donc on y passe en général au moins 2h. Bref, quand on est au céleri, on se sent punis. Il n’est d’ailleurs pas rare d’entendre des « F***ing celery »  d’où le titre de cet article,

–                                 9h, une pause d’un quart d’heure qui porte le nom de « Smoko », « Tea break » ou « Coffee time » selon les préférences de chacun (en général « Smoko » vu la quantité de cigarettes fumées par nos collègues…)

–          Après ça, soit retour au céleri, soit si on est chanceux (comme souvent Claire l’est) on change pour les patates, les patates douces, les carottes, les poivrons ou les courgettes selon les commandes,

–          Vient ensuite l’heure du « Cabbage » ou chou pour nous français. Cela signifie que Claire s’en va directement à l’inspection contrôler que le chou une fois broyé par la machine et transporté sur un tapis roulant ne contient… beh que du chou (elle peut alors voir des morceaux de carottes, d’escargots, de limaces et autres vers…, hum, bon appétit !). Marius quant à lui s’en va plus loin sur la chaine ou il sèche le chou broyé qui arrive sur un tapis roulant à sa gauche pour le mettre une fois séché sur un tapis roulant à sa droite. La difficulté du métier réside dans le fait que le tapis roulant de gauche déverse en continu du chou, d’où la nécessité de jongler rapidement avec des paniers relativement lourds (voir « photos »). Puis une fois terminés les entre 700kg et 2 tonnes de chou puis mis dans des sacs de 10kg c’est l’heure du nettoyage d’une demi-heure en général car les fuites sont nombreuses (voir encore « photos »),

–          Après cela, c’est enfin le « lunch time » très attendu car comme le dit si bien notre ami Jason « I’m always j’ai faim ». Lunch time de trente minutes où le menu ne varie pas souvent pour nous : alternance de noodles (« nouilles asiatiques ») et de soupes déshydratées (rapide, généralement bon et pas cher !!!),

–          Par la suite, l’après-midi est souvent assez cour et c’est pareil qu’avant le chou (patates, patates douces, etc.)

–          Vient enfin le temps de rentrer à la maison au son de cette phrase libératrice « MariusandClaire (oui… en un seul mot comme ils le prononcent), you can go, thank you ! »

Voilà pour le petit descriptif de nos journées qui permet d’expliquer un peu mieux les photos. Il ne nous reste maintenant plus que deux semaines avant notre grand départ vers le Nord. On consacrera d’ailleurs le prochain article à l’explication de notre itinéraire jusqu’à notre retour en France (qui est pas des plus simples il faut dire).

A très bientôt donc, gros bisous à tous !

 

 

 

Un commentaire

  1. J’ai l’impression d’être à une étude de poste au boulot;c’est méchamment bien décrit;à bientôt en Australie.Gros bisous.Eric.

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