Pura Vida (épisode 7)

De retour de notre périple de trois jours dans le fameux parc national du « Corcovado ». Nous attendions beaucoup de cette partie du voyage, notamment pour l’observation de la faune, ce parc étant connu pour la variété de ses espèces tant animales que végétales: nous n’avons pas été déçus !

Jour 1: départ 5h30 depuis Puerto Jimenez, la ville la plus proche, avec Oscar notre guide équipé de son super télescope qui s’avérera très utile pour observer au mieux les habitants du parc:

Une fois effectuée l’heure de trajet qui nous emmène à Carate où nous laissons notre « Duster » puis 3,5 km à pied, nous voilà arrivés à la station « La Leona », l’entrée du Parc:

Petit coup d’œil au plan du Parc, c’est parti pour minimum 7 heures de randonnée soit quand même un total d’entre 22 et 24 km pour cette première journée en direction du refuge de « La Sirena » où nous dormirons deux nuits:

Lors de ce trajet, nous alternons entre passages dans la Jungle, traversées de rivières et magnifiques plages:

Ne vous y trompez pas, les passages sur le sable auront été de loin les plus éprouvants. Et pour cause: la chaleur est écrasante (les 7 litres d’eau embarqués dans les sacs à dos ne sont pas de trop), marcher dans le sable est fatigant (4 km au total) et les requins bulldogs et crocodiles présents dans la mer à cet endroit là ne nous permettent pas de nous y rafraîchir.

Mais nos efforts sont entièrement compensés par le spectacle des nombreux animaux qui ponctue le trajet. D’abord, des oiseaux:

Puis 4 espèces de singes:

Haaaaan… c’est trop mignon !

Et d’autres mammifères:

Des coatis:

des pécaris à collier (émettant une forte d’oignon à leur passage):

de nouveau des tapirs:

des écureuils:

des chauve-souris:

et enfin quelques reptiles:

Mention spéciale pour deux fourmiliers que l’on a pu observer jouer pendant une quinzaine de minutes:

Ainsi que pour un couple de martin pêcheur (martin pescadores pour les espagnols, cette traduction littérale, on aurait pas osé la tenter…) pris chacun en photo avec un poisson dans le bec:

(quelle fierté dans leurs regards…)

Beaucoup moins de fierté en revanche lorsque nous avons pu observer NOTRE contribution à ce paradis ! Les gardes du parc essayant dans la mesure du possible de les regrouper dans des sacs pour en réduire le nombre:

Toutes ces photos n’auraient pas été possibles sans le regard très aiguisé d’Oscar notre guide, champion d’ornithologie. En effet, à côté de lui, on a l’impression d’être complètement aveugles car il est capable de:

-reconnaître instantanément une espèce en fonction d’un bruit entendu (notamment pour les oiseaux)

-identifier d’où le bruit provient (et ce, parfois en hauteur dans des arbres très touffus de 75m de haut)

-de zoomer avec son télescope sur l’animal en question (et pour avoir essayé, ce n’est pas une mince affaire),

-puis prendre une photo ajustée avec nos téléphones après nous avoir montré l’animal.

Après 10h de marche/observation/pauses, nous voilà arrivés à « La Sirena », campement particulièrement bien aménagé bâti au milieu du parc où nous attend chaque soir tout le réconfort mérité après les efforts de la journée:

  • douches,
  •  ravitaillements très copieux à base de gallo pinto, fruits et légumes (tout était très bon et à base de produits locaux),
  • couchage avec l’indispensable moustiquaire (cette dernière nous évitant d’alourdir notre bilan piqûres culminant à une trentaine pour chacun d’entre nous: une madeleine « empoisonnée » de Proust nous rappelant l’Australie que l’on aurait bien aimé éviter…).

Nous dormirons deux nuits dans un dortoir ouvert:

Jour 2: réveil à 5h cette fois et départ pour 10 km de circuits autour du campement:

Nous avons encore pu observer de nombreux animaux (dont certains déjà présentés) et profiter des immenses connaissances d’Oscar en matière d’espèces végétales:

Bon on ne cache pas qu’on aura pas tout retenu !

Le Jour 3 est consacré aux 22 / 24 km de retour (idem Jour 1). Pour ce trajet, le temps est compté: nous devons arriver au point le plus étroit sur la plage avant la marée au risque de devoir attendre 4 heures avant de passer. Pour cela, départ 5h et moins de pauses et d’observations mais nous sommes dans les temps avec même 30 mn d’avance:

Une fois ce passage traversé, Oscar prendra le temps de nous débusquer quelques grenouilles vénéneuses (emblématiques du Costa Rica), ce que nous lui avions demandé:

En fidèle amoureux des oiseaux, il ne pourra pas s’empêcher de nous montrer ces deux derniers:

Un grand merci donc à Oscar pour ces 3 jours d’émerveillement (bien qu’éreintants) et à nos jambes d’avoir tenu le coup malgré les douleurs:

En somme, une merveilleuse expérience que là encore, nous ne serons pas prêts d’oublier. On vous retrouve très prochainement pour un dernier article depuis le parc de « Manuel Antonio ».

Pura Vida !

Lien vers la galerie de photos (soyez attentifs un intrus s’y trouve peut-être):

2 commentaires

  1. Mais que fait Barnabé sur la photo? Une hallucination visuelle sans doute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *